À la course à pied ou lors de compétitions, il peut arriver une foule d'événements imprévus au coureur et c'est souvent la préparation et l'expérience qui font en sorte qu'il est possible d'éviter les pépins. La préparation d'une course commence la veille avec un bon repas, des pâtes étant le classique de toujours. Ensuite, savoir où on va peut s'avérer utile. Un petit saut sur Google Maps, et voilà, on sait comment se rendre à l'événement. Rien de plus stressant que de ne pas savoir si on va arriver à temps pour le départ, si on va avoir le temps de prendre sa puce et de s'échauffer. Un peu de prévoyance vaut son pesant d'or. Partir 15 minutes plus tôt peut faire la différence entre une course plaisante…et un constat d'infraction pour excès de vitesse. Comme le disait la fable : rien ne sert de courir; il faut partir à point.
Le matin de la course
La grande majorité des coureur et des athlètes savent ce qu'ils doivent manger avant une compétition et combien de temps avant le départ ils doivent manger pour ne pas subir les foudres d'un « inconfort gastrique ». Croyez-moi, courir les fesses serrées, ça ne court pas vite. Pour ceux qui ne savent pas trop quoi manger, je ne recommande pas un « déjeuner construction » (fèves au lard, cretons, bacon, saucisses, jambon, crèpes etc etc) 15 minutes avant le départ de la course, mais plutôt quelque chose de léger (jus d'orange, 2 toasts au beurre de pinottes avec miel ou confiture et un café pour ceux qui en ont besoin) environ une ou deux heures avant le départ de la course. C'est à force de pratiquer et de « tester » avec différents aliments qu'on arrive à trouver la formule qui fonctionne pour nous. Ah oui, manger 12 burritos avec salsa extrême la veille de la course n'est pas un choix avisé. Le moins possible des aliments trop riches en fibres et épicés. Le matin, pas trop de matières grasses.
Le parcours
Une fois que vous avez mangé, que vous êtes rendus, il faut s'échauffer, question de ne pas prendre le départ à froid. Un petit jog léger d'un ou deux kilomètres ponctués de quelques accélérations, quelques étirements et un ou deux verres d'eau devraient vous préparer à affronter le départ avec un cœur activé et prêt à tout. Si un ou deux kilomètres peuvent sembler beaucoup pour les débutants qui courent le 5 km, sachez que votre corps sera plus performant avec un échauffement et vous réduirez les risques de blessures. Votre corps vous remerciera à la fin des 5 km de course. (Il ne faut pas oublier de s'étirer après la course aussi). Si la course est tout près de chez vous, profitez-en pour vous entraîner sur le parcours, le plus souvent possible. Il sera plus facile pour vous de déterminer votre stratégie de course si vous connaissez le parcours.
Tenir SON rythme
Le déjeuner est mangé, vous êtes enregistré, le corps est échauffé, les étirements sont faits, vous connaissez le parcours, le départ est donné. Quel est votre plan de match pour la course ? Quels sont vos objectifs? Finir premier? Simplement courir pour vous amuser? Faire votre meilleur temps à vie? Être le premier à faire une crise cardiaque? La course à pied est un sport foncièrement illogique, mais qui ressemble tellement à la vie qu'on ne peut faire autrement qu'aimer ça. On se bat contre le temps. Avez-vous déjà vu quelqu'un résister au temps? Trêve de philo à cinq sous. Il faut réfléchir à son plan de match avant la course et ajuster son effort en fonction de ses objectifs et de sa forme. ET, SURTOUT, il ne faut pas suivre personne d'autre que soi-même. C'est important de courir, mais à son propre rythme, comme l'indique si bien le titre du livre de Jean-Yves Cloutier, Courir au bon rythme. Le bon rythme c'est lequel? C'est le vôtre. Celui qui va vous permettre d'atteindre vos objectifs. Point. J'ai vu nombre de coureurs, surtout jeunes et inexpérimentés, qui sont partis à fond la caisse pour gagner la course et qui se sont effondrés au 4e kilomètre…d'une course de 10 km. De là l'importance de prendre un rythme qui vous convient et de le maintenir le plus longtemps possible. Dans les derniers mètres ou kilomètres, s'il reste de l'essence dans le réservoir, on accélère. N'oubliez pas la fable, rien ne sert de courir…





Super! c'était ma première course ! Merci aux bénévoles. Merci à Martin mon partenaire de course et à l'an prochain!